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Marine Braud

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Merci à tous ceux qui m’ont fait confiance et que j’ai eu la chance et l’honneur de conseiller toutes ces années, dans différents postes : Elisabeth BORNE, Barbara Pompili, Emmanuel Macron, Sarah El Haïry et Christophe Béchu.

plus c’est énorme mieux ça passe !

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Demain s’ouvre à Paris la 21e conférence sur le climat. A cette occasion il est utile et peut-être même nécessaire de comprendre pourquoi il faut lutter, tous, pour le climat.

Depuis que l’Humanité a découvert le formidable potentiel énergétique des énergies fossiles que sont le charbon, le pétrole ou le gaz, elle n’a cessé de chercher à l’exploiter afin d’assurer son développement. Depuis le début de l’ère industrielle, le charbon puis le pétrole et le gaz sont donc devenus les moteurs du progrès. Pourtant, ces énergies sont loin d’être neutres et inépuisables. Les énergies fossiles, ce sont des milliards d’années de biomasse, de vie en d’autres termes, qui ont été stockées sous terre et se sont progressivement transformées. Au rythme actuel de consommation de ces énergies, ce sont 3 milliards d’années de biodiversité stockée qui seront épuisées en 300 ans, d’après François Letourneux de l’UICN.

Au-delà du grand gâchis et de l’évident court-termisme que ces chiffres démontrent, l’utilisation effrénée des énergies fossiles a également rejeté dans l’atmosphère une masse considérable de gaz à effet de serre. Ces gaz, au premier rang desquels le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4) participent à emprisonner la chaleur de la Terre. Grâce à ce mécanisme, la Terre est habitable (elle serait bien plus froide sans). Mais toute cette biomasse réinjectée dans l’atmosphère est en train d’amplifier le phénomène d’effet de serre à des niveaux qui vont rapidement devenir incontrôlables. La Terre se réchauffe. Et quelques petits degrés en plus, oui, ça change tout.

D’après les experts du Giec, un monde à +4°C (par rapport à l’ère pré-industrielle), c’est un monde où se multiplient les catastrophes naturelles, les événements climatiques extrêmes comme des typhons, des tornades, des inondations, etc. C’est aussi un monde où les rendements agricoles diminuent, où les espèces terrestres et marines sont menacées car elles n’ont pas le temps de s’adapter à des changements aussi rapides. C’est un monde où les océans montent, jusqu’à un mètre soit de quoi rayer de la carte des petites îles entières, des villes en bord de mer, ou ensevelir la Camargue.

Afin de maintenir le réchauffement climatique à 2°C (nous avons déjà dépassé la barre symbolique de 1°C cette année), il faut prendre des mesures drastiques et dès aujourd’hui. Les gaz à effet de serre restent des dizaines d’années dans l’atmosphère. Même si on arrêtait demain toutes les émissions, la température continuerait de monter inexorablement pendant quelques années voire décennies. Si l’on veut rester dans cette limite des deux degrés, au-delà de laquelle les experts considèrent que l’on attend un point de non-retour, il faut qu’au moins 60% des énergies fossiles restent dans le sol. Il faut que les pays développés deviennent neutres en carbone d’ici 2060 à 2070, et que les pays en développement le deviennent avant la fin du siècle. Le Danemark a déjà annoncé sa volonté de devenir neutre en 2050.

La neutralité carbone, ce n’est pas arrêter de respirer. C’est réduire ses émissions au maximum, en produisant de l’énergie grâce aux renouvelables, en améliorant l’efficacité énergétique des logements et des processus de production et en adoptant des comportements plus sobres ; et compenser ces émissions à 100% par divers moyens comme la reforestation ou la restauration des sols.

Tout le monde a un rôle à jouer, des Etats aux citoyens, en passant par les entreprises, les ONG, les leaders d’opinions, les investisseurs, etc. C’est une opportunité extraordinaire qui nous est offerte d’inventer un nouveau mode de développement qui nous réconcilie avec notre environnement et nos écosystèmes. Ceux qui auront compris ça seront les maîtres du XXIe siècle. Et c’est maintenant que ça se joue. Après, ce sera trop tard !

pasdeclimatsanseau

Laurent DENISE : formations et expériences professionnelles en : hydrologie, climatologie, météorologie, agriculture, permaculture, agroforesterie, sol vivant les accords de Paris n'ont dangereusement pas pris en compte le principal Gaz à Effet de Serre qui est la vapeur d'eau (60% des effets source GIEC, contre 26% pour le CO2). L'eau de l’atmosphère régule les températures des continents depuis des millions d'années mais cette hypothèse a été écartée dès le début en pensant que les activités humaines n'avaient pas d'impact sur l'eau , or il est maintenant prouvé que la disparition de la couverture végétale des continents (déforestation) coupe le cycle de l'eau et provoque les phénomènes climatiques actuels : inondations, sécheresses, canicules et feux ! Albert Einstein disait : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. » , autrement dit "ne comptez pas sur les écologistes pour régler les problèmes qu'ils ont eux-mêmes générés (climat eau et biodiversité)! Les sécheresses et les inondations ne sont pas des fatalités liées au dérèglement climatique mais le résultat logique d'une très mauvaise gestion des eaux de surface, Inondation c’est quand l’eau repart trop vite vers la mer, sécheresse c’est quand elle est repartie trop vite … Sur les continents, la régulation thermique de l'atmosphère est automatique tant que les surfaces exposées au soleil sont couvertes d'eau ou de végétation, autrement dit : c'est la sécheresse des sols qui provoquent le dérèglement climatique et non pas le dérèglement climatique qui provoque les sécheresses, le climat se dérègle quand les continents ne transpirent plus l'été ! Ce qui tue massivement toute la biodiversité de façon durable ce sont les sécheresses de plus en plus longues : pas d'eau pas de vie ! Les sécheresses de plus en plus longues ont des conséquences monstrueuses qui entraînent l’effondrement accéléré des pollinisateurs, des insectes, des oiseaux, impactent l’ensemble du vivant, y compris la santé humaine ! 1.1 millions d'hectares de prairies en Nouvelle Aquitaine avec des haies et des arbres, sans labour et sans pesticide pourtant tous les étés ce sont des cimetières de biodiversité, même les vieux arbres sèchent ...Une sécheresse c'est juste un manque d'eau l'été, un comble quand on a passé l'hiver les pieds dans l'eau (inondations) sans faire de réserve ...En France ce sont uniquement les "écologistes" qui s'opposent à la construction de réserves d'eau et qui vont même jusqu'à en faire détruire ... cherchez l'erreur ! C'est le climat qui a besoin d'eau et de végétation l'été. Le secret d'un bassin hydrologique en bonne santé c'est sa densité végétale l'été (la référence étant la forêt de feuillus), plus on génère de biomasse plus on augmente le pouvoir de rétention d'eau des sols et donc de filtration, plus la densité végétale est importante et plus on alimente le cycle des pluies.

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Un commentaire

  1. pasdeclimatsanseau

    29 mai 2024 à 7 h 36 min

    les forêts ne sont PAS des puits de carbone, mais des flux de carbone, sur Terre TOUT est cyclique, la végétation climatise par son évapotranspiration : le climat c’est une science #pasdeviesanscarbone : https://www.mediaterre.org/actu,20231020090436,1.html

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