Accueil Non classé « Procès du lac de Caussade »

« Procès du lac de Caussade »

25 min lues
0
1
19

https://www.coordinationrurale.fr/cr-47-journal-edition-speciale-proces-du-lac-de-caussade/

il n’y avait pas de centrale nucléaire dans le secteur des inondations (en Allemagne et en Belgique) , les mêmes précipitations dans le bassin versant de la Garonne et ce sera Fukushima ! Des milliers de personnes sont potentiellement en danger et comme pour la vallée de la Roya l’alerte sera donnée trop tard !
Depuis plus de 30 ans les climatologues disent bien, qu’avec le dérèglement climatique, il n’y aura surtout pas moins d’eau mais une dégradation de la répartition annuelle des pluies : alternance d’inondations et de sécheresses, exactement le scénario qui s’installe durablement en France.
Il n’existe qu’UNE SEULE méthode pour se protéger des inondations : capter les ruissellements de surface le plus en amont possible des bassins versants (réserves collinaires, bassins d’expansion des crues, bassins de rétention, etc …), autrement dit RETENIR en AMONT au lieu d’évacuer en AVAL, donc faire exactement l’inverse des plans GEMAPI … Une pluie même forte n’est pas un raz de marée mais elle le devient automatiquement quand on ne régule pas les ruissellements en amont des bassins versants.
On avait 30 ans pour se préparer, Le bon sens aurait voulu qu’on anticipe en construisant des retenues en amont des villes pour maintenir un débit acceptable et plus régulier en aval tout au long de l’année, mais depuis quelques années l’administration ordonne la destruction des ouvrages sur les rivières au nom de la continuité écologique, ce qui a amplifié massivement un phénomène parfaitement prévisible : quand l’eau s’écoule plus vite elle s’écoule moins longtemps !
Ce qui n’a pas été fait pour les sécheresses (réserves d’eau) sera construit en URGENCE pour éviter les inondations, le ministère de la transition écologique a fait détruire l’équivalent de ce qui aurait dû être construit ! Actuellement les rivières françaises rejettent entre 50 et 70% des précipitations vers la mer (alors qu’il ne faudrait jamais dépasser les 30% …), la Garonne est à plus de 50%, la Sèvre Niortaise à plus de 75% : Inondation c’est quand l’eau repart trop vite vers la mer, sécheresse c’est quand elle est repartie trop vite, si on avait DEUX fois plus de précipitations on aurait DEUX fois plus d’inondations mais toujours pas assez d’eau l’été … Même les castors savent que pour avoir de l’eau l’été il faut retenir l’eau l’hiver dans les bassins versants avec des barrages !
On peut agir très vite puisque toutes les lois existent déjà, il suffit juste de les faire appliquer aux collectivités : tous les rejets (pluies et eaux usées) doivent être traités et infiltrés pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et quand les infiltrations ne sont pas possibles l’eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l’arrosage. Les rivières sont le drainage naturel des sols et elles sont caractérisées uniquement par leurs sources, tous les apports supplémentaires (ruissellements, fossés et rejets de station d’épuration) amplifient le drainage naturel donc assèchent les nappes phréatiques et polluent. Contrairement aux idées reçues l’irrigation n’assèche pas les nappes phréatiques puisqu’elle contribue à l’alimentation du cycle, c’est au contraire le manque de végétation en été (après les moissons) qui coupe le cycle de l’eau ! Un bassin versant se vide uniquement par sa rivière, l’évapotranspiration contribue à son alimentation !
Les agences de l’eau ont taxé les prélèvements d’eau, il suffit de faire l’inverse : taxer les rejets en rivière ! On passerait ainsi d’un déficit chronique (en constante augmentation) à une saine abondance. Une ville rejette en rivière en moyenne 4 à 6 fois plus d’eau que sa consommation, pour une agglomération comme Bordeaux c’est 1 millions de m3 par jour (pluie et eaux usées), en Nouvelle Aquitaine les ruissellements urbains représente un volume annuel de 5 milliards de m3 de quoi irriguer la totalité de la SAU : 4 millions d’hectares ! L’eau de la végétalisation doit être en accès libre dans les campagnes, Paris irrigue ses espaces verts en prélevant dans la Seine sans AUCUNE taxe et sans compteur… Paris n’est jamais à sec grâce aux quatre grands réservoirs de la Seine qui ne sont que des « Caussades » en taille XXL !
L’information capitale sur l’eau que les environnementalistes ne veulent pas entendre (malgré des dizaines de courriers…)  est écrite sur le site de l’INRAE depuis plusieurs années : https://www.inrae.fr/actualites/nouvelle-representation-du-cycle-leau-integrant-activites-humaines
« Il est urgent de mettre à jour les représentations du cycle de l’eau de la Terre utilisées dans l’éducation et la recherche : contrairement aux idées reçues les pluies ne viennent PAS exclusivement de la mer mais au 2/3 de la végétation (évapotranspiration) , « 
Autrement dit la végétation ne consomme pas d’eau mais provoque les pluies, c’est pourquoi il ne pleut pas dans les déserts et que nos étés sont de plus en plus secs parce qu’on a favorisé les cultures sèches ! La solution est simple : assurer une continuité végétale la plus dense possible au rythme des saisons donc des champs verts l’été avec des couverts ou des cultures ! La plante qui consomme le plus d’eau c’est l’arbre (le feuillus 300 à 500 litres d’eau par jour, 5000m3 par an et par hectare : source ONF), mais il faut 30 ans pour faire un arbre, un champ bien vert aura le même taux d’évaporation et donc le même impact sur le climat (20°c de moins) ! Pour retrouver un climat tempéré il faut que nos campagnes soient des océans de verdures au rythme des saisons donc en plein été, cela peut paraitre contradictoire mais plus la densité végétale augmente dans les bassins versants moins il y a de problème d’eau !
Selon l’adage : « si tu plantes des conifères achète des canadairs » Depuis plus de 30 ans l’ONF fait planter des conifères parce que ça consomme moins d’eau, résultat ça évacue moins de chaleur, apporte moins de pluie et brule tous les étés … Ils avaient même le projet de faire remonter les plantes méditerranéennes jusque dans le nord de la France … ils ont planifié et orchestré la progression du désert en limitant l’évapotranspiration ! L’urgence climatique c’est de gérer intelligemment les excès d’eau pour ne plus en manquer et retrouver rapidement le taux d’évaporation des forêts de feuillus, ce sont uniquement les zones sèches qui brulent !
C’est la sécheresse des sols qui provoquent le dérèglement climatique et non pas le dérèglement climatique qui provoque les sécheresses, le climat se dérègle quand les continents ne transpirent plus !

Les canicules ne se produisent que sur les zones sèches par manque d’effet parasol et manque d’évaporation, l’absence d’eau a un effet pervers : plus il fait chaud plus il fait sec et plus les sols reçoivent d’énergie solaire ! Et inversement, en présence d’eau (ou de végétation) plus il fait chaud plus il y a d’évaporation donc de vapeur d’eau qui diminue la puissance du rayonnement solaire :

Les inondations et les sécheresses ne sont pas les conséquences du dérèglement climatique mais bien les causes, c’est en retenant l’eau en amont des bassins versants qu’il n’y aura plus d’inondation et donc mathématiquement plus de sécheresse et plus de canicule !

Ce qui tue massivement toute la biodiversité et de façon durable ce sont les sécheresses de plus en plus longues : pas d’eau pas de vie ! Les sécheresses de plus en plus longues ont des conséquences monstrueuses qui entraînent l’effondrement accéléré des pollinisateurs, des insectes, des oiseaux, impactent l’ensemble du vivant, y compris la santé humaine ! 1.1 millions d’hectares de prairies en Nouvelle Aquitaine avec des haies et des arbres, sans labour et sans pesticide pourtant tous les étés ce sont des cimetières de biodiversité, même les vieux arbres sèchent …Une sécheresse c’est juste un manque d’eau l’été, un comble quand on a passé l’hiver les pieds dans l’eau sans faire de réserve … Les pesticides sont un écran de fumée qui cache de plus en plus mal la désertification de nos campagnes, par définition un désert c’est l’absence de végétation et donc de vie …
L’eau est un bien commun qui commence par la pluie, les particuliers ont l’obligation d’infiltrer les pluies à la parcelle, les champs infiltrent toutes les pluie (même si on peut admettre quelques ruissellements épisodiques dans certaines parcelles quand justement les nappes sont pleines et qu’il faudrait capter ces ruissellements dans des réserves collinaires pour éviter les inondations … ) , il n’y a que les villes qui rejettent 90% des pluies en rivières pour diluer les polluants des stations d’épuration, et c’est totalement illégal ! 80% des stations d’épurations françaises ne sont pas aux normes et polluent les rivières, avec la loi écocide tous les rejets de polluants (même dilués dans les rivières…) seront interdits.
Le secret d’un bassin hydrologique en bonne santé c’est sa densité végétale (la référence étant la forêt de feuillus), plus on génère de biomasse plus on augmente le pouvoir de rétention d’eau des sols et donc de filtration, plus la densité végétale est importante et plus on alimente le cycle des pluies. C’est le climat qui a besoin d’eau et de végétation l’été.
Un étang est une vaste zone humide qui retient l’eau ! Les ostréiculteurs réclament une régulation de l’eau en amont des bassins versants parce qu’ils ont beaucoup trop d’eau douce l’hiver et pas du tout assez l’été … Les ostréiculteurs réclament aussi une eau propre, l’été le débit des rivières est tellement faible qu’il ne suffit plus pour diluer les rejets urbains … Des polluants même diluer c’est toujours des polluants … Les agences de l’eau « se servent » des crues hivernales pour « nettoyer » les rivières, autrement dit tout envoyer en mer … Et pour faciliter cette grande  » chasse d’eau » on a détruit tous les barrages.
L’accès à l’eau doit respecter le droit, les usages et le milieu naturel : la loi sur l’eau est pourtant limpide : priorité à l’eau potable et par définition l’eau potable c’est l’eau de boisson qui ne représente que 1% de la distribution d’eau, il n’est pas interdit d’utiliser de l’eau potable pour les toilettes mais ce n’est pas prioritaire sur les milieux naturels, les surfaces agricoles sont des zones beaucoup plus naturelles que les toilettes de des villes.
Non seulement depuis 20 ans on indemnise à coup de milliards les inondations et les sécheresses sans jamais apporter de solution mais on détruit les retenues existantes, on bloque les projets de réserves, on favorise les cultures sèches, on diminue les surfaces irriguées et on ne recycle pas l’eau des villes ! Il était techniquement impossible de faire pire, il est maintenant urgent et très facile de faire mieux !
Le climat et la biodiversité des continents sont liés à la présence d’eau, seuls les environnementalistes se battent contre les réserves d’eau. Albert Einstein disait : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. », autrement dit « ne comptez pas sur les écologistes pour régler les problèmes qu’ils ont eux-mêmes générés (climat eau et biodiversité)!
Un grand merci aux héros de Caussade qui méritaient la légion d’honneur et pas deux ans de prisons fermes ! Aujourd’hui l’état tente de trouver une solution pour relaxer discrètement sans ridiculiser les juges …
Image de prévisualisation YouTube

pasdeclimatsanseau

formations et expériences professionnelles en : hydrologie, climatologie, météorologie, agriculture, permaculture, agroforesterie Albert Einstein disait : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. » , autrement dit "ne comptez pas sur les écologistes pour régler les problèmes qu'ils ont eux-mêmes générés (climat eau et biodiversité)! Les sécheresses et les inondations ne sont pas des fatalités liées au dérèglement climatique mais le résultat logique d'une très mauvaise gestion des eaux de surface, Inondation c’est quand l’eau repart trop vite vers la mer, sécheresse c’est quand elle est repartie trop vite … Sur les continents, la régulation thermique de l'atmosphère est automatique tant que les surfaces exposées au soleil sont couvertes d'eau ou de végétation, autrement dit : c'est la sécheresse des sols qui provoquent le dérèglement climatique et non pas le dérèglement climatique qui provoque les sécheresses, le climat se dérègle quand les continents ne transpirent plus l'été ! Ce qui tue massivement toute la biodiversité de façon durable ce sont les sécheresses de plus en plus longues : pas d'eau pas de vie ! Les sécheresses de plus en plus longues ont des conséquences monstrueuses qui entraînent l’effondrement accéléré des pollinisateurs, des insectes, des oiseaux, impactent l’ensemble du vivant, y compris la santé humaine ! 1.1 millions d'hectares de prairies en Nouvelle Aquitaine avec des haies et des arbres, sans labour et sans pesticide pourtant tous les étés ce sont des cimetières de biodiversité, même les vieux arbres sèchent ...Une sécheresse c'est juste un manque d'eau l'été, un comble quand on a passé l'hiver les pieds dans l'eau (inondations) sans faire de réserve ...En France ce sont uniquement les "écologistes" qui s'opposent à la construction de réserves d'eau et qui vont même jusqu'à en faire détruire ... cherchez l'erreur ! C'est le climat qui a besoin d'eau et de végétation l'été. Le secret d'un bassin hydrologique en bonne santé c'est sa densité végétale l'été (la référence étant la forêt de feuillus), plus on génère de biomasse plus on augmente le pouvoir de rétention d'eau des sols et donc de filtration, plus la densité végétale est importante et plus on alimente le cycle des pluies.

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par pasdeclimatsanseau
Charger d'autres écrits dans Non classé

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Sécheresse et comportements illégaux

Pendant des années les agents de l’OFB ont harcelé les agriculteurs à propos de l&rs…