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la mauvaise gestion de la Sèvre Niortaise conduit à la désertification du bassin versant

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Depuis le 18 10 2019, la Sèvre Niortaise (au niveau de la Tiffardière, sortie de Niort) a déjà évacué 600 millions de m3 d’eau douce vers la mer alors que le bassin reçoit annuellement 900 millions de m3 (pluviométrie moyenne depuis 30 ans) … La Sèvre vient de rejeter en 4 mois ce qu’elle aurait du rejeter en DEUX ANS … ça doit être la rivière de France la plus mal gérée … pas étonnant qu’on soit « à sec » tous les étés …. et ce n’est pas fini !

On va atteindre les 70% de rejet en mer alors qu’il ne faudrait jamais dépasser les 30% ! Si tout le monde avait le bon sens de faire de faire comme les agriculteurs, des réserves d’eau l’hiver (particuliers, villes, industriels, etc …) pour épargner les nappes phréatiques l’été on ne parlerez jamais de sécheresse ! L’eau est un bien commun , elle doit être gérer avec des règles communes, la préfecture a établi un protocole d’accord pour les agriculteurs il faut maintenant le généraliser aux villes et à l’industrie avec les mêmes contraintes (arrêt des produits chimiques , sauvegarde de la biodiversité, intégration paysagère, etc …)

 Les inondations sont provoquées uniquement par les ruissellements sur des sols étanches ou saturés, c’est pourquoi il est urgent de capter tous les ruissellements (ce que demande le ministre de l’agriculture avec les réserves collinaires…) pour prévenir les inondations , éviter les pollutions, alimenter les nappes phréatiques par infiltration et garder de l’eau pour l’été.Or la DDT des Deux Sèvres procèdent depuis des années à la destruction systématique de tous les ouvrages sur la Sèvre, ce qui contribue à amplifier fortement le phénomène d’inondations et donc de sécheresses … quand l’eau s’écoule plus vite elle s’écoule moins longtemps …

Un bassin versant se gère en amont et pas en aval : pour lutter contre les inondations tout en gardant de l’eau pour l’été il faut retenir l’eau le plus en amont possible du bassin versant avec des réservoirs ! Si la Seine n’avait pas les grands lacs, Paris serait à sec tous les étés. Les rivières sont le drainage naturel des sols, quand on augmente le débit de drainage les sols sèchent plus vite.

 La seule rivière du bassin en bonne santé hydrique c’est le Chambon parce qu’il a une réserve collinaire en tête de bassin : la Touche Poupard , qui nous permet d’épargner les nappes phréatiques l’été et de soutenir les étiages !

1 bassins versants

 Dans un écosystème forestier (notre référence en matière de climat) 70% des précipitations sont consacrées à l’entretien du cycle de l’eau (évapotranspiration) par rétention dans les sols, ce qui laisse 30% de retour en mer. Quand les retour en mer d’un bassin versant dépasse les 30% c’est que la végétation n’aura pas assez d’eau, ce qui va entraîner un manque d’évaporation (donc un stockage de chaleur dans les sols = canicule) un manque de pluie, un assèchement des sols et une destruction de la biodiversité, un sol sec c’est un sol mort ! La minéralisation des sols agricoles provient uniquement d’une exposition de plus en plus longue au soleil l’été, les prairies de Gatine sont entourées de haies, sans aucun labour ni pesticide pourtant tous les étés ce sont des cimetières de biodiversité … vous ne trouverez aucun vers de terre dans une praire sèches ! La PAC impose un couvert végétal l’été, ce n’est pas respecté parce que les villes épuisent les ressources en eau des campagnes !

Les coupures systématiques de l’irrigation, dès que les nappes baissent l’été , ont ancré dans l’opinion publique que l’irrigation était LE problème, en occultant que les villes rejettent 10 fois plus d’eau dans les rivières , que les prélèvements agricoles représentent seulement 2% des précipitations annuelles et surtout que la végétation est notre pompe à eau ! Alors effectivement en coupant la pompe on n’a plus de fuite mais on n’a rapidement plus d’eau … Si les agriculteurs avaient pu constituer des réserves l’hiver pour irriguer l’été, le détournement des villes serait passé inaperçu (hormis les problèmes de pollution) , mais comme l’irrigation a été désignée responsable des pénuries d’eau , les « écologistes (FNE, SEPANSO, génération écologie et EELV) » ont bloqué la construction de réserve (Sivens, Caussade, etc ..) … Bilan de l’opération : la région se transforme en désert tous les étés !

 

Pour résumer la loi sur l’eau de 1964 : 1) priorité à la consommation humaine 2) biodiversité 3) eau économique !

La consommation humaine sous entend l’eau de boisson, c’est à dire 1% de la distribution d’eau (la loi de 1964 ne légalise pas l’utilisation d’eau potable pour les toilettes ou les lessives, on devrait même l’interdire si l’eau n’est pas recyclé dans les sols après traitement…).

La biodiversité : la base de toutes les chaînes alimentaires se trouve dans la biodiversité des sols, les micro-organismes des sols sont indispensables à toute la vie sur la planète , un sol sec c’est un sol mort, c’est pourquoi il est indispensable de maintenir une couverture végétale vivante, sur les sols agricoles, l’été . En laissant sécher des millions d’hectares l’été, non seulement on nuit gravement à notre sécurité alimentaire mais on coupe le cycle des pluies et nos rivières sèchent ce qui provoque une rupture de la continuité écologique des cours d’eau !

L’eau économique : l’industrie utilise beaucoup d’eau, cette eau est nettoyée après usage mais rejetée en rivière au lieu d’être recyclée pour l’arrosage ! Le code de l’environnement impose un traitement et une infiltration de TOUS les rejets (pluies et eaux usées pour : villes, maisons individuelles, industrie) pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et quand les infiltrations ne sont pas possibles l’eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l’arrosage (irrigation). si le code était appliqué par les villes et l’industrie les nappes ne s’épuiseraient pas ! Pour la métropole de Bordeaux, les rejets en rivières (pluie et eaux usées) correspondent à 365 millions de m3 par an … C’est un volume d’eau douce équivalent au barrage de Sivens qui rejoint la mer chaque jour pendant que les campagnes du département sèchent dramatiquement !

L’eau agricole ne doit pas être intégrée à l’eau économique parce qu’elle entretient le cycle en végétalisant de grandes surfaces, couper l’irrigation c’est comme couper la pompe à eau des continents ! On devrait remplacer le mot irrigation par « entretien du climat«.

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